Nissan 350Z : La renaissance de la lignée Z
Spécifications
Informations de Base
Performance et Valeur
De la Datsun 240Z au V6 atmosphérique moderne
Au tournant des années 2000, Nissan engage une refonte profonde de sa stratégie industrielle sous l’impulsion du plan de redressement Nissan Revival Plan. Parmi les projets phares figure la réinterprétation moderne de la Datsun 240Z de 1969, modèle fondateur de la dynastie Z.
Le cahier des charges privilégie une architecture classique et efficace : un coupé biplace strict, une propulsion équilibrée, un six cylindres atmosphérique de forte cylindrée et un positionnement tarifaire compétitif face aux références allemandes de l’époque. Présentée fin 2002 et commercialisée en Europe à l’automne 2003, la Nissan 350Z (code châssis Z33) totalise environ 250 000 exemplaires produits au cours de ses sept années de carrière, marquant le retour durable du constructeur sur le segment des sportives à vocation internationale.

La Nissan 350Z Coupé : profil fastback épuré et poignées verticales en aluminium. L’exemplaire illustré est la série spéciale 35th Anniversary (2005) en livrée rouge Redline, équipée d’origine de jantes 18 pouces spécifiques et de freins Brembo.
Source : © Nissan Motor Co.
Contexte commercial et diffusion sur les marchés
Pour appréhender la situation actuelle de la 350Z sur le marché de collection, il convient d’examiner la répartition de sa production et les disparités d’équipement selon les régions :
1. Amérique du Nord : Le principal débouché commercial (60 % des volumes)
Le marché nord-américain a constitué la priorité du projet Z33. Avec près de 150 000 exemplaires vendus aux États-Unis, le modèle y a rencontré un accueil très favorable :
- Un positionnement tarifaire agressif : Proposée à moins de 30 000 $ à son lancement en 2002, la 350Z offrait 287 ch avec un différentiel de prix notable face aux Porsche Boxster ou BMW Z4 de puissance comparable. Plus de 36 000 unités ont été immatriculées dès 2003.
- Spécificités de la gamme US : Une segmentation étendue (Base, Enthusiast, Touring, Track, Grand Touring), une part prépondérante de boîtes automatiques à 5 rapports (près de 60 % des ventes) et une large adoption de la déclinaison Roadster.

Spécificité du marché américain : une large part des 350Z vendues aux États-Unis étaient configurées en boîte automatique 5 rapports et sellerie tissu, à la différence des versions européennes livrées d’office en boîte manuelle 6 rapports.
Source : © Nissan Motor Co.
2. Japon : La “Fairlady Z” (15 % de la production)
Sur son marché domestique, l’auto conserve son appellation historique Fairlady Z. D’abord assemblée à Oppama puis sur le site de Tochigi (dédié aux berlines et coupés propulsion haut de gamme de la marque), elle a servi de support aux engagements officiels en championnat Super GT (JGTC). C’est au Japon que NISMO a développé des déclinaisons spécifiques, comme la version d’homologation Type E ou la série limitée NISMO 380RS (moteur 3,8 litres atmosphérique de 350 ch, produite à 300 unités).
3. Europe et France : Une dotation technique complète (15 % des volumes)
Sur le marché européen, Nissan a fait le choix d’une gamme resserrée et particulièrement bien équipée :
- Équipements de série : Les versions européennes intégraient d’office le châssis sport, les étriers de freins fixes Brembo à 4 pistons, le différentiel arrière à glissement limité (VLSD) et la boîte manuelle à 6 rapports. Le pack optionnel ajoutait la sellerie cuir chauffante et le système audio Bose.
- Rapport prestations/prix : Proposée à environ 35 000 € en France lors de son introduction en 2003, la 350Z affichait des performances d’accélération proches de coupés sportifs allemands affichés à des tarifs nettement supérieurs.
- Le marché français : Environ 2 500 exemplaires neufs ont été immatriculés en France sur l’ensemble de la carrière du modèle. Les coupés 280 ch constituent la majorité du parc, tandis que les versions finales HR de 313 ch (2007–2009) sont restées confidentielles, avec moins de 300 unités livrées en France (coupés et cabriolets cumulés).
4. Notoriété et ancrage médiatique
La 350Z a bénéficié d’une importante exposition auprès des amateurs d’automobiles sportives des années 2000 :
- Présence dans les jeux vidéo : Véhicule emblématique de titres comme Need for Speed: Underground 2 (2004) et de la saga Gran Turismo. Nissan a d’ailleurs commercialisé en 2005 une série officielle numérotée, la 350Z Gran Turismo 4 Edition.
- Culture cinématographique : Présente notamment dans Fast & Furious: Tokyo Drift (2006), la génération Z33 est devenue l’une des silhouettes japonaises les plus identifiables de sa décennie.
Design : Une silhouette épurée et fonctionnelle
Supervisé par Shiro Nakamura et dessiné au sein du studio Nissan Design America sous la direction d’Ajay Panchal, le style de la 350Z se distingue par la simplicité de ses lignes :

Face avant de la série spéciale 35th Anniversary en teinte rouge Redline : calandre rectangulaire sobre et optiques étirées vers les ailes, sans appendice superflu.
Source : © Nissan Motor Co.
1. Proportions et éléments distinctifs
Le dessin de la Z33 privilégie des volumes continus et un équilibre géométrique rigoureux :
- Ligne fastback continue : Le pavillon descend d’un seul trait vers la poupe, créant un profil ramassé et homogène.
- Porte-à-faux réduits : Les roues sont positionnées aux quatre coins de la caisse, avec un empattement de 2,65 m favorisant la stabilité.
- Signatures stylistiques du modèle :
- Poignées de portes verticales en aluminium massif : Intégrées à la carrosserie, elles constituent un élément distinctif de la génération Z33.
- Optiques effilées : Projecteurs avant en amande et feux arrière verticaux triangulaires.
- Bossage central du capot (sur les versions HR à partir de 2007) : Conçu pour loger la double admission d’air à deux boîtiers papillons, ce bossage évoque directement le dessin du capot de la Datsun 240Z d’origine.

Poupe de la série spéciale 35th Anniversary : voies larges, feux arrière triangulaires verticaux et double sortie d’échappement d’origine.
Source : © Nissan Motor Co.
2. Évolution de la perception sur le marché
Entre 2005 et 2015, les prix d’accès bas en occasion ont conduit de nombreux propriétaires à équiper la 350Z d’éléments de personnalisation esthétique (kits carrosserie volumineux, ailerons rapportés, suspensions rabaissées). Aujourd’hui, l’intérêt des acheteurs s’est recentré sur les configurations strictement conformes à l’origine : montées sur leurs jantes d’usine (en particulier les jantes forgées RAYS à 5 branches) et dans leurs teintes d’époque (Gris Silverstone, Noir ébène ou Sunset Orange), les lignes d’origine de la Z33 conservent une belle tenue dans le temps.
Habitacle et ergonomie
L’aménagement intérieur reflète les arbitrages budgétaires de Nissan lors de la conception : privilégier les composants mécaniques (moteur, trains roulants, freinage) tout en proposant une instrumentation orientée vers la conduite sportive.

Poste de conduite orienté vers le conducteur : combiné d’instruments solidaire de la colonne de direction, volant 3 branches siglé Z et commande de boîte mécanique.
Source : © Nissan Motor Co.
1. Position de conduite et instrumentation
L’ergonomie générale est pensée pour une utilisation sportive :
- Trois manomètres centraux : Positionnés au sommet de la planche de bord et inclinés vers le conducteur (ordinateur de bord/vitesse, pression d’huile, voltmètre), ils reprennent la disposition historique de la 240Z.
- Combiné solidaire de la colonne de direction : Lors du réglage en hauteur du volant, l’ensemble du bloc d’instruments bascule solidairement, assurant une parfaite visibilité du compte-tours central.
- Assise basse : Position de conduite proche du sol, tunnel central surélevé et pédalier en aluminium ajouré.

Les trois cadrans orientés vers le conducteur : affichage multifonction, manomètre de pression d’huile et voltmètre.
Source : © Nissan Motor Co.
2. Vieillissement des plastiques intérieurs (Phase 1)
- Revêtement pelliculé (2002–2005) : La console centrale, le contour des manomètres et les poignées de tirage de portes recevaient un vernis mat doux au toucher. Sous l’effet de la chaleur et des frottements, ce revêtement tend à peler et à marquer facilement.
- Évolutions Phase 2 et Phase 3 (fin 2005–2009) : Nissan a revu l’agencement des contre-portes (avec bacs de rangement intégrés), adopté des commandes rotatives en aluminium et amélioré la résistance des matériaux de surface.
[!TIP] Rénovation des plastiques intérieurs de Phase 1 :
- Déposer la console centrale, les poignées et l’entourage des manomètres (démontage simple en une trentaine de minutes).
- Retirer l’ancien vernis à l’aide d’un chiffon microfibre imbibé d’alcool isopropylique (l’acétone est à proscrire impérativement pour ne pas altérer l’ABS).
- Dépolir la surface au papier abrasif à l’eau (grains 800 puis 1 000).
- Appliquer un primaire d’accroche plastique suivi d’une peinture noire satinée adaptée aux plastiques automobiles. Le résultat permet de retrouver un aspect uniforme, propre et résistant aux rayures.
3. Barre anti-rapprochement et volume de coffre
À l’arrière, Nissan a installé une imposante traverse anti-rapprochement transversale en aluminium au milieu de l’espace de chargement. Si cette structure rigidifie sensiblement le train arrière, elle réduit l’accessibilité du coffre. Une étiquette explicative située sous le hayon indiquait à l’époque la méthode pour loger deux sacs de golf de part et d’autre de la barre.
La version Roadster (2003–2009)
Présentée peu après le coupé et introduite en Europe au printemps 2005, la version découvrable remplace le pavillon fixe par une capote en toile à commande électromécanique s’escamotant en une vingtaine de secondes sous un couvre-capote rigide profilé.

La version Roadster : elle permet de profiter pleinement de la sonorité du V6 VQ35 à ciel ouvert.
Source : © Nissan Motor Co.
1. Spécificités techniques
- Masse supplémentaire (+110 kg) : Pour compenser la perte du pavillon, Nissan a renforcé les bas de caisse, les montants de pare-brise et la cloison arrière. Le Roadster affiche environ 1 640 kg sur la balance.
- Comportement routier : Légèrement plus souple que le coupé, le Roadster est davantage calibré pour une conduite rapide sur réseau secondaire que pour un usage intensif sur circuit.
- Volume de chargement de 130 litres : Plus modeste que celui du coupé, mais débarrassé de la barre anti-rapprochement centrale.

Poupe du Roadster : couvre-capote rigide à double bossage aérodynamique et feux arrière effilés.
Source : © Nissan Motor Co.
2. Confort et équipement
Le Roadster met en valeur la musicalité du V6 VQ35 à l’échappement. Les versions équipées du pack cuir proposant la sellerie chauffante fauve perforée (cuir Alezan) et le saute-vent en verre monté entre les deux arceaux assurent une bonne protection aérodynamique aux vitesses usuelles.

Sièges sport en cuir fauve Alezan perforé : sellerie caractéristique des finitions Pack du Roadster.
Source : © Nissan Motor Co.
3. Points de contrôle du système de capote
Le mécanisme est électromécanique, sans circuit hydraulique sous pression. Trois points d’usure sont répertoriés :
- Sangles de rappel de capote (bungee straps) : Lorsque ces élastiques internes se distendent, la capote nécessite une assistance manuelle pour amorcer son repliement, ou frotte contre le couvre-capote. Le remplacement des sangles s’effectue en une trentaine de minutes avec un kit renforcé disponible pour quelques dizaines d’euros.
- Moteurs de couvre-capote : En cas de blocage intermittent, les charbons des micromoteurs logés dans les ailes arrière peuvent être encrassés par la poussière d’usure. Un nettoyage soigné suffit souvent à rétablir le fonctionnement.
- Moteur de lève-vitre passager : La cinématique de capote requiert l’abaissement préalable des vitres. Si le mécanisme de lève-vitre présente une faiblesse, le calculateur interrompt la manœuvre par sécurité.
[!NOTE] Positionnement sur le marché de l’occasion : Le Roadster s’échange généralement 20 % à 30 % moins cher qu’un coupé comparable (entre 12 000 et 16 000 € selon l’état). Moins exposé historiquement aux usages sur circuit ou aux modifications de suspension, il présente souvent des kilométrages modérés et des historiques suivis.
Évolutions techniques et millésimes : De 280 à 313 chevaux
Au cours de sa production, la 350Z a connu trois évolutions mécaniques notables :
1. Phase 1 (2002–2005) : Moteur VQ35DE (280 ch)
Version de lancement du modèle.
- Moteur : V6 3,5 litres VQ35DE développant 280 ch à 6 200 tr/min et un couple de 363 Nm à 4 800 tr/min. Zone rouge établie à 6 600 tr/min.
- Caractéristiques : Calage variable simple à l’admission (CVTCS), boîtier papillon unique, projecteurs xénon classiques, feux arrière à ampoules.
- Agrément : Moteur très disponible à bas et moyen régimes. Consommation d’huile généralement très faible et excellente durabilité générale.
2. Millésime 2005 : Série Spéciale “35th Anniversary” (300 ch)
Conçue pour célébrer le 35e anniversaire de la série Z (1969–2004), cette version inaugure le bloc VQ35DE dit « Rev-up ».
- Évolutions moteur : Calage variable à l’admission et à l’échappement, arbres à cames modifiés, bas-moteur renforcé.
- Données : 300 ch à 6 400 tr/min, 353 Nm à 4 800 tr/min, régime maximal décalé à 7 000 tr/min.
- Éléments distinctifs : Teintes jaune Ultra Yellow, noir ou rouge Redline (livrée du modèle illustré en ouverture d’article), jantes spécifiques 18 pouces à 5 branches ajourées et freins Brembo.
3. Phase 2 (2006–début 2007) : Restylage et moteur 300 ch Rev-up
- Généralisation mécanique : Le moteur Rev-up de 300 ch est étendu en série à l’ensemble des coupés et cabriolets en boîte manuelle.
- Évolutions stylistiques : Bouclier avant redessiné, projecteurs bi-xénon intégrant une rampe de diodes LED, feux arrière à LED et nouvelles jantes 18 pouces.
- Intérieur : Console centrale actualisée avec commandes de climatisation rondes en aluminium, matériaux plus valorisants.
- Point de contrôle : Plusieurs séries de moteurs Rev-up présentent une consommation d’huile notable (pouvant dépasser 1 litre aux 1 000 km), liée à la segmentation d’origine.
4. Phase 3 (2007–2009) : Évolution VQ35HR (313 ch)
Cette ultime phase représente l’évolution technique la plus aboutie de la génération Z33. Nissan introduit le bloc VQ35HR (High Revolution / High Response), qui partage peu de pièces avec la version précédente :
- Conception : Bloc-moteur rehaussé de 8,4 mm autorisant des bielles plus longues (+7,6 mm), taux de compression relevé à 10,6:1, double admission d’air symétrique (Twin Throttle) dotée de deux boîtes à air et de deux boîtiers papillons distincts.
- Performances : 313 ch à 6 800 tr/min, 358 Nm de couple à 4 800 tr/min, et régime maximal porté à 7 500 tr/min (rupteur à 7 600 tr/min).
- Reconnaissance visuelle : Capot moteur avec bossage central prononcé, indispensable pour loger les deux conduits d’admission.
- Fiabilité : Absence de consommation d’huile anormale. La butée hydraulique d’embrayage concentrique (CSC) demande toutefois une attention particulière.
| Caractéristique | Phase 1 (2002–2005) | Phase 2 Rev-up (2005–2006) | Phase 3 HR (2007–2009) |
|---|---|---|---|
| Moteur | VQ35DE | VQ35DE Rev-up | VQ35HR Twin Throttle |
| Puissance | 280 ch à 6 200 tr/min | 300 ch à 6 400 tr/min | 313 ch à 6 800 tr/min |
| Couple | 363 Nm à 4 800 tr/min | 353 Nm à 4 800 tr/min | 358 Nm à 4 800 tr/min |
| Régime maximal | 6 600 tr/min | 7 000 tr/min | 7 600 tr/min |
| Admission | 1 boîtier papillon | 1 boîtier papillon | 2 boîtiers papillons indépendants |
| Signe distinctif extérieur | Capot plat / Feux classiques | Feux avant LED / Feux arrière LED | Capot à bossage central |
| Consommation d’huile | Faible (< 0,3 L / 1 000 km) | Variable (parfois > 1 L / 1 000 km) | Négligeable (< 0,2 L / 1 000 km) |
| Niveau de cote relative | Base de référence | +10 % à +15 % | +40 % à +60 % (Version la plus recherchée) |
Architecture mécanique : Le V6 VQ35 atmosphérique
Le V6 VQ35 est un bloc atmosphérique tout aluminium à 60° (alésage de 95,5 mm et course courte de 81,4 mm pour une cylindrée de 3 498 cm³), reconnu pour sa robustesse mécanique et distingué à plusieurs reprises parmi les meilleurs moteurs de sa catégorie (Ward’s 10 Best Engines).

Compartiment moteur : le V6 3.5L atmosphérique surmonté de sa barre anti-rapprochement transversale reliant les têtes d’amortisseurs avant.
Source : © Nissan Motor Co.
Doté d’une distribution par chaîne ne réclamant pas de remplacement périodique et d’un plénum d’admission volumineux, ce moteur privilégie la souplesse d’utilisation et une réponse linéaire à l’accélérateur.
Comportement dynamique et sensations de conduite
Sur la route, la Nissan 350Z mise sur une architecture mécanique classique et saine. Elle repose sur la plateforme FM (Front Midship), où le moteur est reculé derrière l’essieu avant afin d’obtenir une répartition des masses de 53 % à l’avant et 47 % à l’arrière.

La 350Z en appui : centre de gravité bas, empattement de 2,65 m et arbre de transmission en fibre de carbone.
Source : © Nissan Motor Co.
1. Prise en main et retour d’information
- Boîte manuelle précise et ferme : La boîte à 6 rapports (FS6R31A) se caractérise par des débattements courts et des verrouillages francs. La commande réclame un guidage franc, cohérent avec l’esprit de l’auto.
- Direction assistée hydraulique : Consistante à basse vitesse, elle offre un bon ressenti de l’adhérence du train avant multibras en aluminium lorsque le rythme s’accélère.
- Arbre de transmission en fibre de carbone : Composant technique rare dans cette gamme de prix, cet arbre monobloc composite allège les masses en rotation et améliore la réactivité à la remise des gaz.
- Différentiel à glissement limité (VLSD) : Présent de série sur les versions européennes, il assure une bonne motricité en sortie de courbe et procure des réactions progressives à la limite d’adhérence.
2. Une expérience de conduite authentique
À son lancement, certains comparatifs soulignaient sa masse de 1 530 kg face aux 1 260 kg d’un roadster pur comme la Honda S2000. Deux décennies plus tard, cette valeur situe la 350Z dans la moyenne basse des coupés sportifs actuels, dont beaucoup dépassent 1 650 à 1 750 kg. L’absence de suspension pilotée complexe ou d’amplification artificielle de la sonorité moteur préserve un ressenti mécanique direct et valorisant.
Comparatif : La 350Z face à ses rivales d’époque
Au début des années 2000, la 350Z s’est positionnée face à une concurrence européenne bien établie :
| Modèle & Motorisation | Puissance & Poids | Architecture & Philosophie | Points forts vs 350Z | Points faibles vs 350Z |
|---|---|---|---|---|
| Nissan 350Z (V6 3.5L Atmo) |
280 à 313 ch 1 530 kg |
Coupé GT propulsion, moteur central avant, différentiel à glissement limité | Rapport prix/performances, freinage Brembo de série, moteur robuste | Finition plastique Phase 1, barre transversale dans le coffre |
| BMW Z4 3.0i / 3.0si (E85/E86) (6L 3.0L Atmo M54/N52) |
231 à 265 ch 1 290 à 1 320 kg |
Roadster/Coupé propulsion, 6 en ligne atmosphérique | Plus léger d’environ 200 kg, présentation intérieure soignée | Puissance inférieure, freinage d’origine plus vite saturé |
| Audi TT 3.2 V6 Quattro (VR6 3.2L) |
250 ch 1 520 kg |
Coupé 4 roues motrices, transmission intégrale Haldex | Motricité sécurisante par tous temps, finition intérieure | Comportement sous-vireur à la limite, architecture transversale |
| Porsche Boxster S (986/987) (Flat-6 3.2L / 3.4L) |
260 à 310 ch 1 320 à 1 355 kg |
Roadster à moteur central arrière, équilibre dynamique | Agilité remarquable, précision de guidage | Coûts d’entretien supérieurs, vigilance roulement IMS (sur 986/987.1) |
| Honda S2000 (4-cyl 2.0L VTEC F20C) |
240 ch 1 260 kg |
Roadster biplace léger, 4 cylindres haut régime (9 000 tr/min) | Commande de boîte de référence, poids contenu | Couple modeste à bas régime (208 Nm), conduite exigeante sur sol mouillé |
👉 À lire également pour comparer : Retrouvez nos analyses d’investissement complètes sur la BMW Z4 3.0si, la Porsche Boxster S (987.2) et la Honda S2000.
Le parallèle avec les BMW M3 (E36 et E46) : Une divergence de valorisation frappante
Lorsqu’on élargit le prisme d’analyse au-delà des stricts roadsters biplaces, la Nissan 350Z soutient une comparaison technique et philosophique directe avec les références contemporaines du six cylindres atmosphérique : les BMW M3 E36 (3.2L 321 ch) et BMW M3 E46 (3.2L 343 ch).
Sur la route, la japonaise ne manque pas d’arguments face aux icônes bavaroises :
- Présence visuelle et assise : Avec ses voies très larges (1 535 mm à l’avant, 1 545 mm à l’arrière), ses hanches galbées et sa position de conduite au ras du sol, la 350Z dégage une prestance routière au moins aussi marquante qu’une M3, dont la silhouette découle d’une berline de grande série.
- Architecture et agrément mécanique : Moteur six cylindres atmosphérique de forte cylindrée (3,5 litres chez Nissan contre 3,2 litres chez BMW), boîte manuelle à six rapports ferme et mécanique, propulsion dotée d’un différentiel autobloquant et étriers Brembo fixes de série. Le couple disponible dès les bas régimes sur le VQ35 rivalise directement avec la rondeur des blocs S50/S54 bavarois.
Pourtant, l’évolution de leurs cotes respectives sur le marché des modern classics a suivi des trajectoires très différentes :
- Une belle BMW M3 E36 boîte mécanique s’échange aujourd’hui entre 25 000 et 35 000 €, tandis qu’une M3 E46 coupé manuelle saine et documentée dépasse fréquemment les 40 000 à 50 000 €.
- En comparaison, une Nissan 350Z de 280 ch strictement d’origine se négocie entre 16 000 et 20 000 € (et autour de 25 000 € pour une version HR 313 ch). Le différentiel de prix atteint ainsi 50 % à 60 % en faveur des sportives allemandes.
Plusieurs facteurs éclairent cet écart de marché :
- L’aura du blason Motorsport : Le prestige historique du badge M et les succès répétés en compétition de tourisme ont conféré aux M3 une prime de désirabilité immédiate auprès des collectionneurs. Nissan, malgré la légitimité de la Datsun 240Z et de la lignée GT-R, a souffert en Europe d’une image perçue plus généraliste dans les années 2000.
- La polyvalence d’usage : Les M3 restent des coupés à quatre vraies places dotés d’un grand coffre, capables d’assurer des trajets familiaux ou du grand tourisme au long cours. La 350Z est un biplace strict dont le volume utile est amputé par sa barre transversale.
- L’antériorité du cycle de décote : La M3 E36 a elle aussi traversé une longue phase de désaffection et d’usage intensif sur circuit ou drift dans les années 2005–2015, avant que le marché ne se réveille vigoureusement sur les rares exemplaires préservés d’origine. La 350Z s’inscrit dans cette même dynamique, mais avec un décalage temporel d’environ dix ans.
[!TIP] L’avantage coût de possession en faveur de la 350Z : Pour l’amateur de mécaniques atmosphériques de caractère, la 350Z présente un coût d’usage bien plus prévisible. Contrairement au bloc S54 de la M3 E46 qui impose des opérations préventives lourdes (remplacement régulier des coussinets de bielle, réfection du système double VANOS, surveillance des fissures de plancher de train arrière), le V6 VQ35 de Nissan ne souffre d’aucune faiblesse de bas-moteur et fonctionne avec une distribution par chaîne sans entretien périodique lourd. À niveau de sensations et de présence visuelle comparables, le rapport coût/plaisir penche nettement du côté de la japonaise.
350Z HR (313 ch) vs 370Z (328 ch) : Deux approches distinctes
La comparaison entre la dernière évolution 350Z HR (313 ch) et sa remplaçante la 370Z (328 ch) est fréquemment soulevée sur le marché :
| Critère | Nissan 350Z HR (2007–2009) | Nissan 370Z (2009–2020) |
|---|---|---|
| Moteur | 3.5L V6 Atmo (VQ35HR) | 3.7L V6 Atmo (VQ37VHR) |
| Puissance & Régime | 313 ch à 6 800 tr/min (7 500 tr/min max) | 328 ch à 7 000 tr/min (7 500 tr/min max) |
| Empattement & Poids | 2 650 mm / ~1 530 kg | 2 550 mm (-10 cm) / ~1 495 kg (-35 kg) |
| Comportement dynamique | Progressif, grande lisibilité aux limites d’adhérence | Empattement court plus réactif, réactions plus vives |
| Gestion de transmission | Rétrogradage 100 % manuel | Système SynchroRev Match (coup de gaz automatisé) |
| Sonorité d’origine | Timbre grave et mécanique | Tonalité plus aiguë, refroidissement d’huile à surveiller sur piste |
| Volume de production | Très faible en Europe (< 300 ex. en France) | Diffusion importante sur plus de 10 ans de carrière |
| Statut marché / Investissement | Collector Youngtimer recherché, cote ferme | Sportive d’occasion récente, cote stabilisée |

La Nissan 370Z : empattement réduit de 10 cm, feux en boomerang et V6 3.7L de 328 ch avec système d’ajustement du régime SynchroRev Match.
Source : © Nissan Motor Co.
Synthèse comparative :
- Usage quotidien et modernité d’équipement : La 370Z propose une présentation intérieure plus cossue, un encombrement légèrement plus réduit et un volume de coffre plus accessible en l’absence de traverse médiane.
- Potentiel de valorisation et intérêt de collection : La 350Z HR présente un profil de collection supérieur. Sa rareté sur le marché européen, sa commande de boîte entièrement manuelle et sa silhouette fondatrice en font le modèle le plus recherché par les amateurs de la lignée.
Fiabilité et points de contrôle à l’achat
Si le bloc VQ35 est reconnu pour sa longévité kilométrique (de nombreux exemplaires dépassant 200 000 km avec leur mécanique d’origine), plusieurs points méritent une vérification méthodique avant acquisition :
1. Consommation d’huile moteur (Spécifique au moteur Rev-up 300 ch)
Les blocs 300 ch produits en 2005 et 2006 peuvent présenter une consommation d’huile élevée, causée par l’étanchéité des segments racleurs. Cette consommation peut atteindre 1 litre aux 1 000 km. Un contrôle fréquent de la jauge est indispensable pour écarter tout risque de fonctionnement avec un niveau insuffisant. Sur les motorisations 280 ch et 313 ch HR, ce phénomène est rare (consommation standard inférieure à 0,3 L / 1 000 km).
2. Butée d’embrayage hydraulique concentrique (CSC - Spécifique au moteur 313 ch HR)
Sur la version HR, la fourchette d’embrayage classique est remplacée par une butée hydraulique concentrique interne (Concentric Slave Cylinder). Sous l’effet des contraintes thermiques, le composant d’origine peut perdre son étanchéité, laissant la pédale d’embrayage enfoncée. Le montage d’une butée renforcée (kit métallique de remplacement) lors d’un changement d’embrayage permet de fiabiliser définitivement l’ensemble.
3. Synchroniseurs de boîte de vitesses (Millésimes 2003)
Les tout premiers modèles de 2003 (références de boîte CD001 à CD005) peuvent présenter une usure des bagues de synchronisation sur les 3e et 5e rapports, perceptible par des accrochages lors des passages rapides. À partir de la fin de l’année 2004, Nissan a fiabilisé l’ensemble avec la révision CD009 à synchroniseurs multi-cônes.
4. Moteurs de lève-vitres électriques
Dysfonctionnement classique sur ce modèle : l’accumulation de poussières de graphite dans le micromoteur peut bloquer la vitre ou empêcher le léger abaissement automatique nécessaire à la fermeture de la portière. Le remplacement de la pièce est simple et peu onéreux.
5. Silentbloc arrière de différentiel
Le silentbloc supérieur fixé au berceau arrière est rempli d’huile. Avec les kilomètres, la membrane caoutchouc peut se fissurer et laisser échapper le fluide, créant des à-coups lors des changements de vitesse. L’installation d’un silentbloc en polyuréthane renforcé est la méthode couramment retenue pour régler le problème.
6. Capteurs d’arbres à cames et de vilebrequin (Capteurs PMH)
Exposés à la chaleur du compartiment moteur, ces capteurs peuvent générer des lectures erratiques après plusieurs années, se traduisant par des calages intempestifs ou l’allumage du voyant moteur. Le remplacement par des éléments d’origine Nissan ou de première monte (Hitachi) est recommandé pour garantir un fonctionnement fiable.
7. État des soubassements et corrosion (Véhicules importés)
La caisse bénéficie d’une protection anticorrosion satisfaisante, mais de nombreux exemplaires en vente sur le marché français proviennent d’Allemagne ou du Royaume-Uni. Un examen sur pont élévateur s’impose pour vérifier l’absence d’oxydation sur les passages de roues arrière, les fixations du train arrière et les ancrages d’amortisseurs.
L’état d’origine : Le critère déterminant pour la cote future
L’analyse du marché de la Nissan 350Z met en évidence un constat clair : la rareté du modèle tient avant tout à la préservation de son intégrité d’origine.
1. L’impact des modifications sur le parc existant
Entre 2008 et 2018, la baisse des cours en occasion (souvent sous les 10 000 à 12 000 €) a exposé la 350Z à une vague de modifications lourdes :
- Dispersion des composants d’usine : Nombre d’exemplaires ont vu leur boîte à air d’origine remplacée par des admissions directes souvent moins étanches, leur ligne d’échappement modifiée sans respect des contre-pressions d’origine, ou leurs jantes forgées RAYS remplacées par des modèles adaptables.
- Contraintes mécaniques sur les trains roulants : Les véhicules ayant fait l’objet d’un usage répété sur circuit de drift ou équipés de combinés filetés excessivement rigides peuvent présenter une fatigue prématurée des fixations de train arrière et des silentblocs de berceau.
- On estime ainsi qu’une majorité importante du parc en circulation a subi des altérations esthétiques ou techniques.
2. La scission du marché : La prime aux exemplaires non modifiés
Cette situation crée une distinction nette entre deux profils d’automobiles sur les sites spécialisés :
- Les véhicules modifiés ou à l’historique incomplet : Ils connaissent des délais de vente longs et des cours qui stagnent généralement entre 12 000 et 15 000 €, étant souvent écartés par les acheteurs à la recherche d’un véhicule de collection.
- Les exemplaires strictement d’origine : Un coupé européen disposant de ses éléments mécaniques et de carrosserie d’usine, de sa sellerie d’époque, de ses jantes conformes et d’un carnet d’entretien suivi se négocie rapidement avec une prime de 30 % à 50 % au-dessus de la moyenne du marché.
[!IMPORTANT] Bilan économique : La remise en conformité d’un exemplaire modifié Tenter de remettre d’origine une 350Z modifiée s’avère rarement avantageux sur le plan financier : le coût cumulé de recherche et d’acquisition des pièces d’origine (boîte à air complète, ligne d’échappement OEM, jantes d’usine, éléments de carrosserie non découpés) et les travaux de remise en état dépassent fréquemment l’économie réalisée au moment de l’achat. Privilégier un exemplaire strictement d’origine dès l’acquisition constitue l’approche la plus sûre pour préserver son capital.
Perspectives de marché : Quel modèle cibler ?
Après avoir atteint son niveau de plancher au milieu des années 2010, la Nissan 350Z s’affirme parmi les sportives japonaises youngtimers d’intérêt. On distingue trois profils d’achat :
1. Le choix équilibré : Le Coupé 280 ch BVM d’origine (16 000 – 20 000 €)
Représente la configuration la plus accessible et homogène. Son moteur VQ35DE ne présente pas de consommation d’huile chronique, sa disponibilité en pièces reste excellente et sa cote suit une progression régulière pour les exemplaires d’origine. Les versions disposant du pack cuir et des jantes RAYS sont à privilégier.
2. L’alternative plaisir : Le Roadster (12 000 – 16 000 €)
Pour un usage routier orienté balade, le cabriolet présente un positionnement tarifaire compétitif. Proposé 20 à 30 % moins cher que le coupé à état comparable, souvent moins kilométré et préservé des modifications mécaniques, il offre un rapport coût/plaisir avantageux.
3. La version de référence : Le Coupé HR 313 ch (24 000 – 30 000 €)
Commercialisée pendant deux années seulement (2007–2009) et diffusée à moins de 300 unités en France, la version HR à moteur 313 ch et capot bosselé constitue la variante la plus recherchée des connaisseurs. Son régime maximal de 7 500 tr/min, sa robustesse moteur et sa rareté sur le marché européen lui confèrent le potentiel d’appréciation le plus favorable de la série.
| Modèle & Version | Motorisation | Production estimée | Cote indicative (France / Europe) | Profil d’intérêt |
|---|---|---|---|---|
| Coupé 350Z Phase 1 (2003–2005) | VQ35DE 280 ch | ~160 000 ex. | 16 000 € – 20 000 € | Modèle d’accès homogène, bloc moteur robuste |
| Roadster 350Z (2005–2009) | 280, 300 ou 313 ch | ~45 000 ex. | 12 000 € – 16 000 € | Usage loisir à ciel ouvert, décote attractive |
| Série 35th Anniversary (2005) | VQ35DE Rev-up 300 ch | Série numérotée | 20 000 € – 25 000 € | Série commémorative, teintes spécifiques (Ultra Yellow, Redline), freins Brembo |
| Coupé 350Z Phase 2 (2006) | VQ35DE Rev-up 300 ch | ~30 000 ex. | 17 000 € – 21 000 € | Présentation intérieure actualisée, consommation d’huile à surveiller |
| Coupé 350Z Phase 3 HR (2007–2009) | VQ35HR 313 ch | Moins de 15 000 ex. | 24 000 € – 30 000 € | Version la plus aboutie, moteur 7 500 tr/min, diffusion européenne réduite |
| NISMO 350Z / 380RS (Japon / US) | 306 ch / 350 ch | 300 ex. (380RS) | 35 000 € – 75 000 €+ | Séries limitées spécifiques marchés japonais et nord-américain |
Conclusion : Un classique moderne de l’ère analogique
Dans un paysage automobile où les sportives contemporaines intègrent une suralimentation quasi systématique, des transmissions automatisées et un volume d’aides électroniques croissant, la Nissan 350Z propose une approche directe et mécanique.
Avec son V6 atmosphérique de 3,5 litres, sa boîte manuelle aux guidages fermes, son train arrière joueur mais prévisible et sa ligne fastback équilibrée, elle conserve une réelle pertinence sur le marché des sportives des années 2000. Sous la barre des 20 000 € pour un modèle soigné et strictement conforme à l’origine, elle constitue une alternative solide et pérenne dans le paysage youngtimer actuel.
Évaluation de la Voiture
Critères d'Évaluation
Potentiel d'Appréciation
Potentiel d'augmentation de valeur dans le temps
"Après une période de décote prononcée, la cote de la 350Z s'est stabilisée puis orientée à la hausse pour les modèles non modifiés. Trouver un exemplaire strictement conforme à l'origine constitue aujourd'hui la principale difficulté pour l'acheteur, une large part du parc ayant été modifiée ou utilisée sur circuit. Les exemplaires d'origine avec historique limpide bénéficient d'une surcote marquée."
Coût de Possession
Coût total de possession (score élevé = coût faible)
"Le V6 VQ35DE se distingue par sa robustesse lorsque l'entretien et le niveau d'huile sont respectés. En l'absence de suralimentation et d'électronique complexe, les coûts d'entretien restent modérés pour un coupé de cette puissance. Les consommables demeurent d'un coût raisonnable."
Facteur Plaisir
Pur plaisir et expérience de conduite
"Une sportive directe et communicative. Le V6 de 3,5 litres délivre un couple linéaire dès les bas régimes, relayé par une boîte manuelle aux guidages fermes, une répartition des masses équilibrée (53/47) et un différentiel à glissement limité de série en Europe."
Liquidité du Marché
Facilité de vente quand nécessaire
"La demande est soutenue pour les coupés en boîte mécanique strictement d'origine. En revanche, les exemplaires modifiés ou à l'historique incomplet subissent une décote importante et des délais de transaction nettement plus longs."
Exclusivité et Rareté
À quel point le véhicule est rare et exclusif
"Avec environ 250 000 exemplaires produits à l'échelle mondiale, le modèle n'est pas rare en volume global. La rareté réside dans l'état de conservation : les versions européennes d'origine non modifiées avec carnet à jour sont aujourd'hui peu courantes, avec environ 2 500 unités vendues neuves en France."
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